
Acrylique sur toile
40 × 30 × 1,5 po
Œuvre originale
Sainte Paix
Ma paix a le sommeil léger.
Elle entend avant moi.
Elle connaît le poids d’un pas qui insiste, d’un souffle trop près, d’une présence qui prend sans mesurer.
J’ai gardé le calme assez longtemps pour qu’il lui pousse des dents.
Il est peut-être petit, mais sa portée l’est moins.
Approche encore, si tu lis mal.
Note de l'artiste
Sainte paix est arrivée dans Héritage avec une énergie que je n’avais pas envie de rendre trop sage.
Avec la mouffette, je cherchais une présence compacte, immédiatement lisible. Un petit corps qui n’annonce rien de grand, capable pourtant de faire hésiter ce qui avance trop vite.
En la peignant, j’ai été surprise par la joie qu’elle me donnait. Je souriais souvent devant elle. Elle portait une double température qui m’intéresse beaucoup, puissante et chargée, attachante et dangereusement claire.
Dans la série, Sainte paix arrive après Échine. Le renard trouvait du jeu dans le cadre. Ici, le mouvement change. La mouffette rend l’élan plus prudent.
Sa douceur reste là. La réponse aussi.
Sainte paix apporte à Héritage une rupture de ton que j’aime beaucoup. Elle garde la profondeur de la série, avec un coin de bouche. Elle vient du cœur, elle fait sourire, puis la présence qu’elle porte sait très bien se faire comprendre.
À propos de l'œuvre
Dans Sainte paix, la mouffette ouvre dans Héritage une présence plus compacte, plus quotidienne et un peu culottée. Son petit format devient une partie de sa force : elle n’a pas besoin d’occuper beaucoup d’espace pour transformer la lecture de ce qui l’entoure.
L’œuvre travaille le décalage entre tendresse et réponse possible. La figure garde une forme d’humour, de cœur et d’attachement, tout en portant une tension très active. Elle introduit dans la série une profondeur moins grave, où le vivant peut être drôle, sensible, chargé, et parfaitement capable de se faire comprendre.








