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Acrylique sur toile
18 × 24 × 1,75 po
Œuvre originale

Veine

Elles étaient restées là, avec l’idée qu’on s’était faite d’elles.

Je me demande qui décide qu’une chose est finie?
C’est peut-être quand on la regarde seule.

Pourtant, il y a plus. Mes mains le savent.
Quand je les retire, le bord n’est plus jusqu’ici, mais à partir de là.

Note de l'artiste:

Le raton ne donne pas aux restes la fonction qu’on leur avait prévue. Il arrive après nous, dans ce qu’on a écarté ou jeté. Ses mains cherchent encore une prise là où d’autres ont conclu. 

C’est ce rapport qui m’importe dans Veine. Ce qui semblait laissé derrière change alors de statut.

Dans Héritage, Veine pousse la transmission jusque dans ce qui semblait déjà terminé. Ce qui arrive au suivant peut avoir déjà une histoire, une fonction, même une fin. Le raton reçoit cette conclusion, la requalifie et en fait un point de départ.

À propos de l'œuvre

Avec Veine, le raton occupe le centre d’une composition où son pelage reprend les verts olive, les bleus gris, les ocres et les jaunes du terrain. Le visage se resserre avec plus de précision, alors que le corps, la queue et ce qui l’entoure restent construits par masses plus libres. Le graphite demeure visible et de fines lignes corail apparaissent par endroits, suivant un contour puis le quittant.

L’animal reste très lisible, mais son contour n’est jamais fermé d’un seul trait. Les mêmes couleurs et les mêmes marques passent de la figure au terrain. Certaines zones se séparent nettement. D’autres se touchent au point de devenir difficiles à lire seules.

Dans Héritage, Veine poursuit cette idée d’adaptation par la capacité à trouver une continuité dans ce qui est déjà là. La figure conserve sa présence sans devoir se détacher complètement de son environnement.

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