
Acrylique sur toile
48 × 30 × 1,5 po
Œuvre originale
Échine
Une règle vraiment comprise ne tient plus lieu de mur.
Quand le terrain change plus vite que la pensée, elle donne au jeu une prise fine, assez solide pour improviser au contact du sol.
J’avance à mesure que le passage se dessine.
Note de l'artiste
Échine s’est construite autour du cadre. J’aime les règles quand elles soutiennent l’élan. Mais si elles se referment sur elles-mêmes et que je sens l’air se faire rare, j’entre plus loin dans leur logique. Je les reprends de l’intérieur, jusqu’à l’endroit où elles recommencent à ouvrir.
Avec cette oeuvre, je voulais toucher à une forme d’intelligence plus souple que volontaire.
Le renard lit le terrain avant de s’y engager. Il avance avec les formes, les détours, les ouvertures partielles. Sa route se découvre dans l’appui, dans l’écart et dans la manière de rester orienté quand rien ne s’offre en ligne droite.
Dans cette image, je reconnais une volonté d’apprendre avec sérieux, sans perdre la curiosité qui permet de garder le mouvement. Échine propose une tension ouverte entre rigueur et jeu. Une ressource tenue dans l’axe, qui trouve son passage à même le terrain.
À propos de l'œuvre
Échine est une œuvre originale de la série Héritage. Elle présente un renard de profil, en déplacement dans un espace dense où les marques, les couleurs et les lignes agissent comme un terrain en transformation. Il n’est ni en fuite ni en domination : il avance avec une attention calme, porté par un axe souple qui lui permet de composer avec ce qui se présente.
Le titre donne une lecture physique à l’œuvre. L’échine relie, soutient et transmet le mouvement. Dans la composition, le corps du renard devient une structure vivante qui garde une direction sans imposer de route. Les verts mousse, olives et kakis évoquent le sol, la forêt et l’adaptation, tandis que les roses terreux, les cuivres rosés et les accents lumineux gardent la chaleur, la curiosité et l’élan.
Dans Héritage, Échine vient après Vestige et Prise. Là où Vestige ouvrait la série sur ce qui traverse et se transmet, et où Prise resserrait la lecture vers la perception, Échine ajoute l’ajustement : une intelligence mobile, capable de comprendre le cadre assez profondément pour y retrouver du jeu.








